samedi 17 mars 2007

Manie et Phobie

Il semble clair que les deux suffixes grecs ‘-manie’ et ‘-phobie’ sont complètement opposés. La manie décrit la pulsion pour quelque chose. La pyromanie décrit la pulsion vers le feu, la bibliomanie l’attirance vers les livres, la kleptomanie le besoin de voler, la nymphomanie une soif pour des rapports sexuels etc.
A l’opposé il y a aussi le suffixe : « phobie ». Celui-ci décrit la peur de quelque chose et donc le fait de s’abstenir ou se tenir loin de cette chose. La claustrophobie décrit la peur de petits espaces, la peur d’être l’enfermé. La mégalophobie c’est la peur de grandes choses etc. Il y a une liste assez complète sur ce lien. Bien qu’elle soit en anglais, elle est toutefois compréhensible pour les francophones car les préfixes sont eux aussi en grec. Si l’on connaît un de ces mots on le connaît dans quasiment toutes les langues européennes bien qu’il y ait quelques aversions locales comme la Beatlemania en anglais. Celle-ci décrit l’euphorie des années soixante pour le groupe populaire, les Beatles.
La manie et la phobie ont une chose en commun. Elles sont toutes les deux définies comme comportement maladif. Ce sont des maladies psychiques que doivent souvent faire l’objet d’un traitement psychologique au bien psychiatrique. Bien qu’ils semblent tellement différents, ils ont des points communs en ce qui concerne la cause. Il s’agit souvent d’une bonne ou bien mauvaise expérience dans l’enfance ou bien dans une vie antécédente. Mais ça peut aussi provenir d’un défaut dans le cerveau dans lequel il existe une surproduction ou bien un manque de production d’hormone qui renforce le sentiment de la peur ou bien d’un besoin. Dans ce cas, la personne a encore d’autres signes qui accompagnent ce diagnostique.
Prenons par exemple la pyromanie et la pyrophobie. Il s’agit donc d’une attirance vers ou une peur du feu. Ces sentiments peuvent être guidés d’une expérience faite dans le passé. Tout ce qui se passe dans notre entourage sera interprété différemment par chaque individu, car la perception des choses est très liée aux associations qu’on lie avec les choses vues ou vécues. C’est donc en rapport avec des choses ressentis ou bien vécues dans le passé. La pyrophobie est souvent lié avec de mauvaises expériences avec le feu et la pyromanie décrit un manque de chaleur, lumière ou bien une rage de destruction. Tout cela est souvent fondé dans l’enfance. Beaucoup de gens aiment le feu, car il est fascinant et en même temps apaisant (par exemple dans une cheminée). Quand on parle d’une manie ça dépasse les frontières de la loi. C’est une dépendance maladive à tel point que l’individu est poussé à commettre des incendies pour calmer sa soif.