dimanche 28 janvier 2007

Les contraires s’attirent

On dit que les contraires s’attirent…C’est valable dans l’amour, dans les relations personnelles mais aussi entre amis. Ce serait tout de même ennuyant d’être avec une personne identique à vous même. Vous n’avez plus rien à vous dire vu que vous pensez à peu près la même chose sur tout, Il n’existe plus les notions de disputes, débats qui font partis de notre quotidien. On s’ennuierait.
Dans la nature il existe des pôles opposés. En magnétisme, on parle du pôle nord ou du pôle sud. En électricité, on parle d’un pôle négatif ou positif. Tous ces pôles ne peuvent pas exister l’un sans l’autre. Dès qu’il y en a un, l’opposé s’est crée ailleurs. Le plus important dans tout ça, c’est que les pôles opposés s’attirent, tandis que des pôles du même nom se repoussent.
En chimie ils existent des protons (avec charge positive) et des électrons (avec charge négative), mais aussi des neutrons (neutres). La aussi ce sont les contraires qui s’attirent et c’est grâce aux neutrons entre les différents protons que le noyau tient ensemble.Je ne pense pas que deux personnes avec des traits de caractère similaires se repoussent et d’un autre côté, deux personnes complètement opposées ne vont pas s’attirer non plus. L’idée est de dire que l’on cherche quelque chose qui est différent de nous.

L’obscurité et la lumière – Le cycle de la vie

J’aimerais bien revenir à un de nos premiers exemples : l’obscurité et la lumière. L'obscurité est l'absence de lumière. Un autre nom pour l'obscurité dans ce contexte est l'ombre. Historiquement, l'obscurité fut longtemps considérée comme une substance propre. On retrouve cette idée de nos jours dans la littérature fantastique. Quant à la lumière, on la considère en physique ayant des caractéristiques de particule et d’ondes. On appelle cela la dualité onde - particule. La particule de lumière s’appelle photon. Il a une énergie définie, mais ne possède pas de masse. On ne peut pas localiser la lumière à un instant précis. Ceci est un comportement d’ondes. De plus, on peut additionner les ondes ou les faire interférer sans problèmes.
Mais revenons en au sens plus connu et populaire de l’obscurité et de la lumière:
Toute vie commence dans l’obscurité et cherche à sortir vers la lumière. Une graine enfoncée dans la terre se développe en germe qui pousse vers la lumière. Toute plante se dirige vers le clair. Chez les mammifères les descendants sont conçus dans l’obscurité, mais ensuite, après la naissance, ils sont obligés d’avoir de la lumière. C’est un moteur psychologique. Une personne qui ne voit pas la lumière pendant un certain temps, déprime. Ce n’est pas pour rien que le taux de suicide monte en hiver quand les heures de soleil sont comptées. Il est aussi connu que dans les pays nordiques, où une bonne partie de l’hiver, on n’aperçoit pas le soleil, le taux de suicide est malheureusement parmi les plus hauts. Paradoxalement on dit que non seulement pendant la vie mais aussi après la mort, l’âme se dirige vers une lumière. Celle-ci se trouve au fond d’un couloir ayant une force attirante, tandis que le corps du décédé est enterré sous terre dans l’obscurité. Ainsi nous voyons comment le cycle de vie naît dans l’obscurité, évolue dans la lumière pour en finir du nouveau dans l’obscurité.

La Fusion et la Fission Nucléaire – Bien ou Mal ?

Einstein a une fois dit que le couteau (scalpel) dans la main d’un chirurgien, sauve des vies. Ce même couteau dans les mains d’un meurtrier les tues. Le même objet peut être utilisé dans deux situations diamétralement opposées.
C’est exactement la même chose pour la fusion et fission nucléaire. D’un coté, elles peuvent être dévastatrices et causer énormément de mal (comme à Tchernobyl, Hiroshima et Nagasaki) et de l’autre coté, avec toutes les précautions nécessaires, elles peuvent être la solution idéale pour résoudre le problème d’énergie mondial.
Pour en revenir sur Einstein. Il connaissait très bien les dangers qui se cachent dans la fusion et la fission nucléaire. C’est pourquoi il refusait impérativement de contribuer son savoir dans ce domaine. Il disait une fois qu’il était un pacifiste militant. Il savait quelles catastrophes peuvent en résulter si on n’est pas assez prudent.
Pendant la seconde guerre mondiale, les services secrets américains ont ramené des preuves montrant que les Allemands travaillaient sur une bombe atomique. Ceci était un argument assez fort pour convaincre Einstein à aider les alliés à construire une telle bombe. On peut dire qu’Einstein était courageux, car il a su surmonter sa peur en connaissant les risques que le monde allait courir.
De nos jours, les grandes puissances ont fabriqué leurs propres bombes nucléaires. C’est une garantie en quelque sorte pour éviter qu’on les attaque. J’espère que l’on ne devra plus jamais en utiliser. Elles sont considérées comme dernière solution en cas de guerre.
La bombe atomique est encore d’actualité. De nos jours, le monde entier se fixe sur l’Iran qui est considéré comme un danger pour la paix mondiale. On dit qu’elle pourrait avoir le potentiel de fabriquer une telle bombe.

Cet exemple de la bombe atomique, nous a permis de démontrer comment une même action peut engendrer des résultats complètement différents.

La Peur et le Courage

J’ai lu une histoire qui parle de la peur et du courage. Les deux expressions semblent être à deux extrémités l’un de l’autre, mais nous allons voir à quel point ils sont liés ensembles.
L’histoire ce déroule en France en temps de guerre. Ils se trouvent trois soldats couchés dans un fossé en plein champs de bataille. On entend des tirs et des explosions de partout. Ils attendent de recevoir l’ordre de ce jeter sur l’ennemi en plein feux croisés.
Deux des soldats sont de bons amis et commencent à rigoler du troisième qui montre des signes de peur. « C’est ce genre de soldats qui nous font perdre la guerre. » « Il aurait du rester à la maison chez sa maman. »
Celui-ci se rapproche des deux autres et les met en place : « J’ai plus d’expérience en matière de guerre que vous deux ensembles. J’ai vu couler plus de sang que vous ne puissiez imaginer. Beaucoup de mes camarades ont laissé leur vie sous mes yeux. Si on comprend la réalité et que l’on connaît les dangers alors on a peur. Oui, j’ai peur, car je sais ce qu’il nous attend quand on sortira de ce fossé. Je connais le risque que nous courrons. Mais tout en étant conscient des dangers, j’ai aussi le courage de surmonter cette peur. Vous par contre, ne savez pas où vous allez. Ce que vous êtes en train de faire, c’est inconscient. » Ce troisième soldat était Napoléon Bonaparte.
Souvent quand on parle de la peur on ne pense qu’à son sens négatif, mais en se penchant sur cette histoire on va réaliser que la peur peut avoir une connotation positive. La peur est un état d’âme du à la reconnaissance de dangers. Si on sait les surmonter de manière contrôlée, on l’appellera du courage. Le courage n’a donc pas d’existence sans la peur. Une personne courageuse est consciente de ce qu’elle fait, tout en connaissant les dangers de ses actions. Mais si quelqu’un fait semblant d’être courageux sans avoir prêté la moindre attention aux dangers et aux risques alors c’est de l’inconscience.

Le Noir et le Blanc – Chaud et Froid

Le noir et le blanc semblent être très différents et complètement opposés, bien qu’ils aient quand même quelques points en communs. Les deux ne sont pas considérés comme des couleurs en soi. L’un est l’absence de toute couleur et l’autre et justement le mélange de toutes les couleurs. Mais saviez vous que suivant la perspective avec laquelle on regarde, les choses peuvent être complètement opposées: Par exemple, pour le peintre il faut mélanger toutes les couleurs pour obtenir le noir; et au contraire, en physique, c’est le blanc qui se constitue de ce mélange.
Les couleurs sont des longueurs d’ondes électromagnétiques qui forment l’arc-en-ciel (au début, le violet à 380nm et jusqu’au rouge à 780nm, au delà on parle de couleurs invisibles comme l’ultraviolet ou l’infrarouge, respectivement). Elles forment le domaine visible du spectre électromagnétique. C’est ici que l’oeil humain entre en jeu, car nous apercevons les couleurs grâce à une réaction chimique qui se fait dans la rétine de nos yeux. S’il y a plusieurs longueurs d’ondes qui participent à cette réaction nous apercevons le mélange de ces couleurs. Si toutes les longueurs d’ondes atteignent nos yeux avec la même intensité nous les apercevons comme du blanc. Donc le blanc est le mélange de toutes les couleurs et le noir est l’absence des couleurs, ça veut dire l’absence de rayons électromagnétiques et donc de lumière.
De ce fait, le noir et le blanc font le meilleur contraste pour l’œil humain. Je me rappelle encore du temps ou les photos et les films étaient en noir et blanc. L’œil humain est sensible à un nombre assez large (approximativement 256) de mélanges (gris) entre le noir et le blanc.
En contraste aux couleurs, il faut aussi parler du chaud et du froid. On aime décrire certaines couleurs comme chaudes ou comme froides. Le bleu est considéré comme froid et le rouge comme chaud. J’aime bien amener un exemple qui démontre le sentiment de chaud et froid en utilisant des couleurs. Si je m’assois dans une voiture de couleur rouge exposée au soleil, j’aurai plus chaud que dans une voiture de couleur bleue. Et si je me trouve dans une voiture blanche j’aurai moins chaud que dans une voiture noire.
Comment ça se fait ?
Et bien, puisque le noir est l’absence de couleur (de ondes électromagnétiques), ça veut dire que toutes les ondes émises par le soleil qui atteignent le noir sont absorbées par celui-ci. Mais comme Einstein nous l’enseigne, l’énergie ne peut pas disparaître. Donc, les ondes énergétiques de la lumière ont été transformées en quelque chose d’autre. Ici, elles se sont transformées en chaleur. Le blanc reflète quasiment toutes les ondes et ne se réchauffe pas autant que le noir qui les a toutes absorbées et transformées en chaleur. (Le blanc ne reflète pas toutes les ondes. Il y en a des invisibles qui sont absorbées, mais nos yeux ne peuvent pas le réaliser).
Nous avons donc démontré à quel point le blanc et le noir sont proche l’un de l’autre et quel est leur rapport avec le chaud et le froid.

lundi 15 janvier 2007

Les points communs entre la jeune génération et leurs ancêtres

Mon fils a trois ans. Au jardin d’enfants ils apprennent le vocabulaire en utilisant des contraires : Mouillé - Sec, Grand - Petit, Bruit - Silence, Bien - Mal, Noir - Blanc, Clair - Foncé, et la liste n’en finit pas.
C’est tout de même impressionnant que dès le plus jeune âge on commence par apprendre les contraires.
Ceci me mène à une autre idée: un bébé. Quel est l’opposé du bébé (si on prend en compte l’âge)? N’est-ce pas une personne du troisième âge, au moins du point de vue de l’âge?
Ça me rappelle un e-mail reçu récemment où un père écrit à son fils. C’était une lettre dans laquelle il lui demande de se rappeler…
- que c’était lui qui lui changeait régulièrement les langes.
- que c’était lui qui lui donnait la main pour ses premiers pas.
- que c’était lui qui le lavait et le berçait.
- qu’il était là pour le nourrir à la cuillère.
- qu’il a su être patient et essayer de comprendre ses premières phrases.
- qu’il était là quand on l’appelait.
- que ses premiers mots étaient Papa et Maman.
- qu’il est son père…

Ensuite il lui demande d’être patient avec lui depuis qu’il a vieilli quand c’est lui qui a besoin d’être…
- changé.
- retenu par la main pour marcher.
- lavé et entretenu.
- nourrit à la cuillère.
- compris quand il a du mal à articuler.
- écouté quand il a besoin de quelque chose.
- aimé comme un père aime son fils…

J’ai trouvé cette lettre très émouvante, car nous avons trop tendance à oublier ce qu’on doit à nos parents. Je ne voulais pas accentuer le coté émotionnel mais insister sur les points communs.
Ce n’est qu’une petite liste de choses que les bébés et les vieilles personnes ont en communs. C’est comme si on revenait à la case départ, sans dents et sans possibilité de s’occuper de soi même. J’ai bien aimé cette idée des parallèles qu’il y a entre un bébé et une personne âgée; deux personnes tellement différentes, l’un au début de sa vie et l’autre vers la fin de ces jours; mais qui ont quand même tellement de points communs.

dimanche 14 janvier 2007

L’Antagonisme

Pour donner une petite idée de ce qui m’intéresse chez les contraires, aussi connus sous le nom d’antagonismes, je vais ramener quelques petits exemples :
La Bible décrit comment Dieu a créé le monde. Au début il n’y avait rien. Ensuite il y avait un « tohu-bohu ». Cette expression décrit le chaos total, et c’est là que Dieu décide à mettre de l’ordre. Ici on découvre déjà le premier contraire.
Au début il a créé l’obscurité et la lumière. Encore deux contraires qui ne peuvent pas exister l’un sans l’autre.
Un autre exemple serait celui des relations de l’amour et de la haine. Spontanément, notre apprentissage nous conduit souvent à opposer ces deux sentiments si différents. Si on aime une personne on est prêt à tout faire pour qu’elle soit heureuse et satisfaite. Quand à la haine, c’est exactement le contraire. On cherche à nuire à la personne coûte que coûte. Ces deux opposées ont un point commun. On est près à se sacrifier pour faire du bien ou du mal à autrui.
Un psychologue (A.S.Neill) a bien décrit ces deux états d’âmes et leur a trouvé le contraire commun:
Il suggère que l’opposé de l’amour, c’est l’indifférence. La haine quant à elle est de l’amour que des obstacles ont fait dévier. A la différence de l’amour, la haine contient un élément de crainte. La haine, c’est de l’amour qui a mal tourné. L’amour est le carburant universel qui motive le genre humain. Nous avons tous le besoin d’en donner et d’en recevoir, la haine obéit également à cette logique mais non l’indifférence qui se caractérise par l’absence de relation, l’absence de reconnaissance, le non amour absolu. L’amour et la haine sont socialisants, pas l’indifférence. Je pourrais encore en élaborer beaucoup, mais je laisse ce thème pour une autre fois.